Aujourd’hui chers lecteurs, nous allons aborder le sujet qui vous intéresse le plus – la congélation des embryons.
En termes simples, nous allons vous décrire ce processus pour clarifier certains points vous inquiètant le plus. Peut-être le terme “la congélation des embryons” lui-même est un peu effrayant.
Des questions comme: Que font les hommes en blouse blanche avec ses pauvres embryons? Les vendons-nous ? Gagne-t-on de l’argent avec ? apparaissent immédiatement.

Non, pas du tout! Nous allons vous enlever toutes les craintes qui planent autour de ce terme.
Premièrement cette procédure est une technique grâce à laquelle nous pouvons préserver un certain nombre d’ovules d’une femme pour un temps indéfini. Dans le processus de la procréation assistée il est souvent nécessaire de garder ces embryons dans un milieu “sécurisé” et bien surveillé par les docteurs afin de réaliser une nouvelle tentative pour des couples qui après s’être servi de la FIV, voudraient avoir encore un enfant.
Maintenant il faut noter que le nombre des embryons implantés est limité à deux afin d’éviter les grossesses multiples. On appelle ses embryons des embryons surnuméraires, c’est-à-dire des embryons qui restent après le transfert précédent. Ou encore dans le cas d’une première tentative de fécondation in vitro qui aurait échouée, nous utilisons en priorité ces embryons congelés pour une seconde tentative.
Il ne faut pas le cacher, c’est évident que le processus de congélation et décongélation peut être agressif pour les embryons. A ce titre, une condition indispensable à cette conservation et qui ne ne doit pas être négligée – ils doivent être de très bonne qualité. Par conséquence des embryons qui sont trop fragiles ne sont pas congelés. En outre ils sont conservés dans l’azote liquide à -196°C.
On peut donc obtenir 10 embryons dont 1 ou 2 sont implantés et le reste est conservé.
C’est sûr que la décision de congeler des embryons ou pas est prise par les parents et le médecin qui les accompagne tout au long du traitement.
L’embryon est constitué de plus de 90% d’eau. Il est donc nécessaire d’éviter la formation de cristaux de glace qui par augmentation de volume peuvent déchirer les membranes cellulaires pendant le processus de la congélation.
On élimine donc l’eau en la remplaçant par un cryoprotecteur, que l’on pourrait comparer à un antigel cellulaire.
Beaucoup de couples se soucient de la décongélation de ces embryons. On l’appelle aussi le réveil d’un embryon congelé. Alors pour la réaliser nous procédons à la dévitrification de l’embryon. Pour mieux comprendre – nous retirons ces embryons de l’azote liquide et nous les plaçons dans un milieu de culture adapté.
Comme vu précédemment, les embryons sont concentrés en substances cryoprotectrices, qui sont ensuite remplacées par l’eau. Nous réalisons ainsi la réhydratation des embryons grâce à des bains successifs, jusqu’à ce qu’ils atteignent une température de + 37 °C. Cette procédure est très délicate puisque les embryons peuvent se lyser complètement ou partiellement. La réussite du transfert des embryons dépend fortement du bon déroulement de ce processus. Voilà pourquoi il est nécessaire de respecter le temps de la vitrification pour ne pas endommager la structure cellulaire des embryons.
Nous ne cherchons pas à vous persuader de congeler les embryons mais plutôt à clarifier et mettre en avant tous les aspects positifs de cette procédure.
Ils peuvent alors être implantés ultérieurement, lorsque le couple désire un nouvel enfant.
C’est de plus la même méthode avec laquelle nous réalisons le transfert des embryons non congelés.
Les embryons peuvent être conservés pendant cinq ans c’est un délai pour les couples qui ont déjà effectué la FIV. Chaque année, le laboratoire qui les conserve demande au couple leur souhait de conserver les embryons ou non. Le couple est alors en mesure de décider de:
Le point négatif:
Nous estimons que les chances de grossesse avec un embryon congelé sont moindres que celles effectuées avec un embryon fraîchement fécondé. Mais il existe une technique que nous venons d’évoquer – technique qui peut ainsi améliorer les chances – c’est la vitrification qui consiste à congeler les embryons de manière à éviter la formation de cristaux de glace qui pouvant nuire à la survie de l’embryon congelé.
D’après une étude menée par les chercheurs et publiée dans le “New England Journal of Medicine”, précise le fait qu’utiliser des embryons frais ou congelés offre les même chances de succès.
Pour l’étude, les chercheurs ont recruté 2 157 femmes sans problème d’ovulation, tirées au sort pour recevoir un embryon frais ou un embryon congelé. Résultat : un taux de naissance de 48,7 % pour les embryons congelés, contre 50,2 % pour les embryons frais, soit une différence peu significative.
Nous espérons bien que cet article vous aura aidé à enlever tous vos doutes concernant la congélation des embryons. Tout ce que nous désirons c’est que vous soyez heureux et que votre famille s’agrandisse!